Histoire

Les plus anciens documents trouvés concernant Névez remontent au XIIème siècle. Depuis 1240, la paroisse de Névez constituait une prébende qui appartenait au chapitre de Quimper gérée par les moines de Saint Mathieu.

En 1395, Yves AVANANT (LAVANANT), malgré l'opposition de l'Evêque à sa nomination,  fut le premier recteur de la paroisse. 
 En 1792, Névez devient une commune avec 2470 hectares et 1560 habitants répartis dans 306 foyers. Cependant ce fut seulement le 22 Messidore An 14 (1806) que le Maire de Névez, Guillaume SELLIN, accompagné d'un géomètre et des Maires de Trégunc et de Nizon, fixa définitivement les limites de la commune.

Très rapidement l'artisanat se développe dans chaque village. Le tisserand devient le point névralgique autour duquel cohabitent le tailleur, le cordier, le taillandier, le charpentier, le chaumier puis le fendeur et le tailleur de pierre.

 

Quand débuta la révolution, Louis GALLIOT, recteur de Névez depuis 1787,  avait deux vicaires : Guillaume LE MEUR et Jean CALVEZ. En 1791, ces trois hommes refusèrent de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé et pour échapper à la fureur des républicains , ils s'embarquèrent à Raguenez avec d'autres prêtres et des nobles du pays pour se réfugier en Espagne.

Le 7 juillet 1795, les anglais débarquèrent des émigrés dans la presqu'île de Quiberon. Ils se trouvèrent devant l'armée du Général HOCHE qui leur barra la route. Ils décidèrent donc de transporter les Chouans sur d'autres points des côtes bretonnes pour opérer une diversion et tenter de prendre à revers l'armée républicaine. Le 15 juillet 1795, sous la protection anglaise, les Chouans tentèrent ainsi de pénétrer sur les côtes névéziennes. Les citoyens, réunis au son du tocsin, se rendirent rapidement au fort de Raguenez et repoussèrent une première fois les Chouans à la mer grâce à l'artillerie qui se trouvait dans le fortin.

Cependant les anglais n'abandonnèrent pas et décidèrent de débarquer les Chouans dans l'Anse de Kervuen à Rospico en NEVEZ (Anse située entre Keranglaz et Kerascoët). Vingt-six chasses-marées, sous la protection d'une corvette et d'une goélette anglaises, débarquèrent 2000 Chouans sur la plage qui elle n'était pas défendue. Croyant qu'il s'agissait d'une invasion anglaise, bon nombre de névéziens abandonnèrent leurs maisons. Les Chouans demeurèrent très respecteux de la population et se bornèrent seulement à demander du pain et du lait à la population névézienne puis se dirigèrent rapidement sur Pont Aven. Durant les jours qui suivirent, 1700 soldats républicains arrivèrent à Keranglaz, toutes les terres du village jusqu'à la mer furent couvertes de tentes pour les loger. Mais ils étaient intervenus trop tardivement pour pouvoir cerner les Chouans.

Le phare de Port Manec'h fut construit entre 1866 et 1867 après plusieurs grèves des maçons qui étaient très mal payés. En 1868, Jean CADIOU, le Maire en place de l'époque, décide de la construction de la première cale de Port Manec'h.Mais paradoxe, elle fut construite pour les paysans afin de pourvoir au chargement du goëmon et non pour les marins.

L'inauguration de l'Hôtel Julia de Port Manec'h a lieu le 3 juillet 1904. Cet Hôtel est l'annexe de l'Hôtel Julia de Pont Aven où se réunissaient les membres de l'Ecole GAUGUIN de Pont Aven. C'est donc grâce à Mademoiselle JULIA que Port Manec'h devint une station balnéaire renommée.

En 1905 eu lieu l'inauguration du premier canot de sauvetage à Port Manec'h : "Le Commandant de Rosencoat" dont le patron est Prosper SELLIN. De 1914 à 1918, durant la Grande Guerre, 104 névéziens périrent au front.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Adolphe FURIC, René COLIN, Arsène COADOU, René LAUREAU, Jean et François NOACH seront fusillés pour actes de Résistance les 29, 30 et 31 juillet 1944 à Kerfany-les-Pins à Moélan-sur-Mer.

                        

 

Remerciements à M. CADIOU Jean pour toutes les informations fournies.